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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 22:57
La plume Sergent Major
La plume Sergent Major

La Plume Sergent-Major ayant brillé

      Pendant des années

Se trouva fort dépourvue

Quand le baron Bic fut venu:

Plus d'enfants pour la choyer

Ni d'encre violette, ni d'encrier

Elle alla crier famine

Mais Bic avait la bonne mine.............

Le fait d’avoir partagé ensemble notre enfance à l’école communale a fait qu’on a beaucoup de souvenirs en commun à évoquer  lors de nos rencontres.

Si nous étions dans des classes séparées avec des maîtres et maîtresses différents, il est un dénominateur commun que filles et garçons ont eu au bout des doigts à cette époque, c’est : la plume Sergent-Major.

En effet, celle-ci a été utilisée par notre génération lors de l’apprentissage de l’écriture et nous avons encore en mémoire les pleins et déliés exigés par les maîtres d’école, véritable exercices de calligraphie que l’indispensable buvard rose ne suffisait pas toujours à camoufler !

Depuis le début de nos rencontres, vous êtes nombreux à me faire parvenir les photos des objets d’école de cette époque et cet outil incontournable siège en tête avec le fameux buvard rose, les encriers en porcelaine et l’encre violette.

C’est un peu en mémoire de ce précieux petit objet de notre enfance que je me suis décidé à lui dédier cette page car il appartient au patrimoine de notre enfance où le bien écrire faisait partie intégrante de notre scolarité.

F.Quino

 

La plume Sergent-Major

 

 

Du fond de notre âme revient ce temps jadis

Celui où l’encrier sur la table était mis

Dans le miroir du passé la plume apparaît

Que l’homme en gris avec l’encre distribuait

 

Cahier du jour qu’elle ne cessait d’écorcher

Quand la main maladroite ne savait gérer

Que de temps passé pour les lettres ciselées

Avec la main d’artiste souple et exercée

 

Oh ! combien de labeur et de pages perdues

Avant d’obtenir le résultat attendu

Patient il fallait l’être pour progresser

Et avoir le geste précis et appliqué

 

Surtout ne point déborder des lignes tracées

Et si possible les fautes à éviter

Cette calligraphie à l’époque imposée

Semble maintenant un sujet bien désuet

 

Le baron Bic un jour la plume a réformé

Mais aussi l’adresse des mains s’en est allée

Le progrès est-il alors le prix à payer

Pour que l’écriture perde sa qualité

 

F.Quino

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Quino 06/11/2017 15:36

C'est avec le plus grand plaisir que j'ai évoqué cette plume Sergent Major, souvenir de notre enfance.

Jany Collot 21/10/2017 11:24

Bravo François pour ce beau poème . Et, si le cœur vous en dit de renouer avec cette belle plume sergent major et les fameux "pleins et déliés", sachez qu'au foyer laïque de Courthézon, tous les 1er et 3ème mardis du mois, nous vous proposons une dictée à la plume .... C'est ouvert à tous. Amicalement

Geneviève (Gégé) 19/10/2017 22:28

L'été a été chaud et nos neurones sont restés au repos. Notre webmestre a été le premier à sortir la tête de l'eau, histoire de relancer les visites sur le site de la classe. Eh oui il a suffi d'un message annonçant une nouvelle page pour que les visiteurs se pressent pour la découvrir, merci, merci pour lui.
Mais sachez que cette absence d'ardeur n'était que passagère et, que ce soit François ou Charles, ils ne manquent pas d'idée pour réveiller les esprits. A suivre...

Michel Gonzalez 17/10/2017 19:00

Toujours aussi fort pour la prose !
Amitiés. Michel Gonzalez

Spinardi Jean 17/10/2017 18:59

merci François pour ton bel article qui ravive bien sur les souvenirs de ces années
et prouve que tu as bien appris l art des pleins et délies a la sergent major mais
également l art de manier notre langue avec dextérité"

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