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22 juin 2024 6 22 /06 /juin /2024 05:14
Louis Gérent et son service militaire
Louis Gérent et son service militaire
Louis Gérent et son service militaire

C’était au temps du service militaire obligatoire.

 

On passait le CONSEIL DE REVISION à BEDARRIDES  où nos voisins  du chef lieu de canton nous chahutaient toujours un peu . ( Vieilles querelles de rugbymen ? ).

C’est ainsi que nous étions  déclarés « bons pour le service » ! Sauf rares exceptions.

Plus tard on recevait une convocation pour aller « faire les 3 jours » à TARASCON au CS N°9. (Centre de Sélection )

Dans cette caserne on subissait une série de test psycho techniques , examens médicaux pluridisciplinaires « de la tête aux pieds » . (D’ailleurs avoir les pieds plats était un motif de réforme !)

 

Voila comment  se décidaient, entre autres critères, nos futures affectations dans l’armée  .

Ensuite  c’était l’attente … assez pénible et angoissante … de  l’appel «  sous les drapeaux ».

Pourtant papa d’une fillette et agent SNCF titulaire d’un poste de sécurité des circulations à CADENET,  je n’échappai pas à la règle .

Comme tous les garçons  de mon âge, je fus appelé sous les drapeaux. Fin 1961 : Classe 61 -2 C  .

En route pour ORANGE au  C. i - 11ème cuirassiers . Le centre d’instruction du 11éme régiment de cuirassiers. (Caserne située juste à l’entrée de la ville côté sud, le « quartier LABOUCHE »   vit arriver dans ses murs, la LEGION quelques années plus tard.)

Janny dut quitter notre petit  logement de la gare, et avec notre bébé, fut accueillie rue du Siphon à Sorgues par   ses parents. Sans ressources, elle devait se contenter de maigres allocations familiales . Nos parents respectifs nous aidaient.  Ma belle mère étant malade,  c’est Janny qui « tenait la maison », remplaçant ainsi la femme de ménage.

Quelques mois plus tard , mes classes terminées et nommé brigadier (caporal) je fus muté à Tarascon au CM N°27 .

Centre Mobilisateur , à ne pas confondre avec le Centre de Sélection, bien que ces deux casernes soient mitoyennes.

Dans ce Centre, étaient stockés tous les matériels militaires, armements, véhicules , habillements , médicaments … en prévision d’éventuelles « Mobilisations » .

La fonction des militaires et civils employés dans ce centre était l’entretien et la maintenance de tous ces équipements. Dans de vastes bureaux une escouade de sous officiers ( de carrière ) géraient ces stocks, procédaient aux approvisionnements, mouvements de matériels et pièces de rechange.

Le commandant TIZANé ( il tenait beaucoup à l’accent sur le « E »  ) dirigeait tout cela de main de maître. Homme  rigoureux mais juste que nous respections. Tous les soirs, un chauffeur le conduisait à son domicile familial à Nîmes. J’étais du voyage comme « chef de bord ».

Tout en accomplissant mes tâches avec les autres  appelés, je poursuivais ma formation militaire . C’est ainsi que je reçus le grade de MARECHAL DES LOGIS (sergent).

La nuit et les fins de semaine il ne restait  que deux sous officiers à la caserne. Lorsque je n’étais pas de permanence je sautais sur ma mobylette et rejoignais ma famille à Sorgues.

Le commandant avait fini par apprendre ces fréquentes escapades . Il me convoqua et à ma grande surprise au lieu de me mettre aux arrêts me délivra une « permission de nuit » permanente. C’était une forme de couverture autant pour cet officier supérieur que pour moi.

J’ai toujours pensé que monsieur ALBAR, militaire  bien connu à Sorgues, n’était pas étranger à cette faveur des plus rares.

En effet, cet adjudant-chef affecté au  CS N°9 me prenait parfois dans sa voiture jusqu’à Sorgues où il demeurait  rue des Crémades.  Son épouse, une institutrice de l’école Sévigné était la fille GAUTIER les transports routiers … J’étais copain avec Milou et Jeannot les deux garçons.

On se souvient que plus tard la famille GAUTHIER avait pris la gérance du CHIQUITO rue de la République.

Un an et demi, c’est long et pourtant il y avait une forme d’acceptation chez les jeunes. Discipline , et rigueur façonnaient  les caractères . Personnellement, je me serais bien passé de cette longue séparation . Laisser sa petite famille dans une telle précarité, certes relative, une épreuve ! Nous avions 20 ans !

 Je voudrais que  mon récit montre à quel point Janny et moi avons su apprécier que bien d’aspects positifs peuvent adoucir  une vie parfois difficile  en maintes circonstances.  

Et ce soutien familial en particulier nous fut d’un grand secours moral et matériel.

Enfin libéré, certificat de bon soldat  et  permis de conduire militaire en poche je rejoignis mes foyers .

La direction SNCF me réaffecta sans discussion possible à CADENET où je repris mon ancien poste, mon ancien logement . Un accueil chaleureux de mon ancien chef de nos anciens voisins nous replongea dans notre petite vie tranquille …

Mais nous ne manquions pas de projets ni de perspectives .

Louis GERENT

Avec, comme toujours, l’aide de Janny.

 

,

 

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commentaires

Q
Salut Louis<br /> <br /> Hé oui les souvenirs remontent et comme j'étais pilote chars à l'armée, dès le conflit Russie-Ukraine la vue des premiers chars m'a rappelé le passé. J'ai fait comme Jean un service sans excès car je suis moi-aussi sorti seconde classe.<br /> Merci encore à toi louis et à Janny de fournir des pages à notre site <br /> <br /> Comme Jean moi aussi je suis sorti du
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J
«A VOS RANGS, FIXE»<br /> Bravo Louis, comme tu nous y a habitués, ton récit est plein de nostalgie et très chaleureux pour tous ceux<br /> qui ont la chance de t'entourer. Comme dit François, cela va raviver bien des souvenirs au garçons de la classe<br /> (c'est le cas de le dire) mais aussi aux filles qui parfois ont partagé à distance cette expérience censée faire de<br /> nous des hommes.<br /> Comme toi, j'ai eu mon permis "militaire" que je me suis empressé de convertir en "civil" à la Préfecture d'Avignon<br /> pour la modique somme de 5 Nouveaux Francs (timbre fiscal) en Mars 1968.Mention portée sur le permis.<br /> Ayant servi à la 5ème Escadre de Chasse d'Orange-Caritat, mes grades successifs sont : 2ème Classe, ce dont<br /> je m'honore, servir la Patrie, certes, mais sans excès toutefois.<br /> Louis, continues, avec Janny, d'alimenter le blog, il n'y a que toi qui le fasses, et de belle manière à chaque fois.<br /> Alors par facilité, on compte sur toi.<br /> Très amicalement,<br /> Jean.
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