Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog
/ / /

LE VELO ET SES CHAMPIONS SORGUAIS DANS LES ANNEES 1950 – 1960 par Charles Valenti

Le vélo, pourrait être à lui tout seul, le sujet d’un important article dans cette revue des Etudes Sorguaises. La période des années 1950 – 1960 est pour le vélo à la fois l’apogée de son histoire et le début de son déclin dans son rôle de moyen de locomotion, de première nécessité, de véhicule du pauvre et de cadeau de Noël le plus souhaité par les enfants. Le vélo, prend une place capitale dans la vie des enfants, des adolescents et des adultes dans ces deux décennies. Il devient un objet de liberté, de commodité et de jeu. Se rappelle-t-on des vélos qui s’entassaient dans la loge du concierge de la mairie les jours d’école et le dimanche, jour de cinéma. Les écoliers ou les adultes qui déposaient leur vélo, venaient de quartiers excentrés de Sorgues. J’ai personnellement des souvenirs, d’autres s’en rappelleront aussi, des rassemblements du matin sur le pont de la Sorgues à l’entrée du camp de Badaffier ou les grands écoliers encadrant les petits pour se rendre aux écoles de filles ou de garçons. Ceux qui ne possédaient pas de vélo se faisaient «challer» sur le porte bagage d’un autre et gare aux pieds dans les « rayons ». Qui n’a pas souvenir des courses mémorables, véritable peloton d’enfants, autour de la place de la Mairie, entièrement consacrée à cette époque aux jeux des enfants et aux joueurs de boules (grosses ou pétanques). Tous, rêvaient de devenir des BOBET ou des COPPI en s’entendant crier sur leur passage

«Baisse la tête, t’auras l’air d’un coureur»

Cette petite introduction est le prétexte au véritable sujet de cet article – Rendre hommage aux sorguais s’étant illustrés au plan local, national ou international sur une selle de vélo. Sur le plan local, les courses cyclistes étaient nombreuses. Chaque fête votive du plus petit village avait sa course. Les grands prix des commerçants fleurissaient dans 10 ou 15 villes du département. Sur le plan national, Les grands tours ou critériums et les grands classiques étaient très suivis à la télé (une chaine en noir et blanc) à la radio ou dans une presse florissante et multiple. Les héros de ces différents niveaux de course avaient des « fans » et des supporters. Les sorguais de l’étape se nommaient : Antoine ABATE, Freddy DUROU ou Louis DELEUSE. Jean MILESI, Un sorguais d’adoption (1961), bas alpin d’origine, est venu enrichir le rang des champions sorguais Robert SABATIER, autre sorguais d’adoption (1960) a parcouru la planète cyclisme. Ils ont tous un palmarès qui force le respect et me semble-t-il méritait d’être mentionné dans cette revue annuelle et indispensable des Etudes Sorguaises.

JEAN MILESI

Ses parents, originaires de Bergame (Italie) immigrent à Digne (04). Jean nait en 1935. Le jeune Jean, tombe amoureux du cyclisme et fait ses débuts de courses au club athlétique de Digne ou son père tenait un magasin de vélo en 1952. En 1954, il signe à l’amical Oraisonnais Les victoires s‘enchaînent .dans les courses locales et régionales. En 1957, il gagne, chez lui, le Grand Prix du Corso de Digne. Il est cette même année champion de France militaire à Arcachon. C’est après cette victoire et grâce à Jean Dotto qu’il devient professionnel. En 1961, il vient habiter à Sorgues. Il arrête sa carrière de professionnel en 1968 et ouvre à Sorgues, dans la florissante rue commerçante des Remparts, un magasin de vente et pose de rideaux. A cause de son grand appétit, il est surnommé dans le peloton «L’estomac». Il fut l’équipier des plus grandes légendes du cyclisme des années 50 et 60, Jacques Anquetil, Raymond Poulidor, Federico Bahamontès (l’aigle de Tolède), Henry Anglade etc. Il porte les maillots les plus prestigieux : Mercier, BP, Margnat, Paloma, Libéria, Hutchinson, Ford France et BIC les dernières années de professionnel avec Jacques Anquetil. Des dizaines de victoires ou places d’honneur dans les plus grandes courses nationales ou internationales : • 7 tours de France – 1960 à 1966 • 3 tours d’Italie - 1962 – 1966 – 1967 • 3 tours d’Espagne - 1963 – 1967 – 1968. Jeannot, comme tout le monde cycliste le nomme affectueusement est un merveilleux conteur. Dites-lui de vous parler de sa roue « carrée » avec laquelle il gagne à Arcachon le titre de champion militaire ou de cette étape du tour d’Italie en 1962 ou il est le seul français à terminer un GIRO apocalyptique sous la pluie et la neige

Jean MILESI a porté les maillots les plus prestigieux du peloton de 54 à 68. Le voici pour ses deux dernières saisons 67/68 avec Jacques ANQUETIL alors leader de BIC.
Jean MILESI a porté les maillots les plus prestigieux du peloton de 54 à 68. Le voici pour ses deux dernières saisons 67/68 avec Jacques ANQUETIL alors leader de BIC.

Jean MILESI a porté les maillots les plus prestigieux du peloton de 54 à 68. Le voici pour ses deux dernières saisons 67/68 avec Jacques ANQUETIL alors leader de BIC.

Antoine ABATE

Né à San Martino (Italie) Antoine Abate, signe sa première licence de course cycliste à l’UCS du Président Chatain. Il est professionnel en 1958. Sa carrière se termine en 1962 Avant de passer professionnel, il est comme Freddy Durou l’un des maîtres du cyclisme local et régional. Il gagne à Avignon, le Grand Prix « Armand Thierry » Il gagne ou finit sur le podium, plusieurs autres courses régionales (Sorgues, Pont St Esprit, Le Pontet, Marseillan, Montignac) Il portera les maillots des équipes : Rochet – Margnat et Libéria Grammont En 1960, il gagne les 2 étapes du Critérium du Dauphiné, il finit 6ème du classement général remporté par Jean Dotto, Poulidor sera 10ème et Roger Rivière 11ème. En 1961, il participe au tour de France avec l’équipe France Centre Midi, avec le maillot Margnat-Paloma. Il finit 52ème du classement Général et 33ème du classement de la montagne. Il termine à la 9ème place de la 12ème étape après une échappée dans laquelle il trouve Milési (11ème). Il fait équipe avec Jean Dotto, Jean Milési, Claude Mattio, Anatole Novak C’est Jacques Anquetil qui gagne le tour.

Antoine ABATE, vainqueur de la 2 ème étape du Critérium du Dauphiné Libéré en 1960. On reconnait Mme TINTIN Marie-Louise sa belle-mère. Le voici signant le livre d'Or du Dauphiné Libéré en présence de Jocelyne son épouse, de Fréderic TINTIN son beau-pére et M CHATAIN, président de l'USC de l'époque.
Antoine ABATE, vainqueur de la 2 ème étape du Critérium du Dauphiné Libéré en 1960. On reconnait Mme TINTIN Marie-Louise sa belle-mère. Le voici signant le livre d'Or du Dauphiné Libéré en présence de Jocelyne son épouse, de Fréderic TINTIN son beau-pére et M CHATAIN, président de l'USC de l'époque.

Antoine ABATE, vainqueur de la 2 ème étape du Critérium du Dauphiné Libéré en 1960. On reconnait Mme TINTIN Marie-Louise sa belle-mère. Le voici signant le livre d'Or du Dauphiné Libéré en présence de Jocelyne son épouse, de Fréderic TINTIN son beau-pére et M CHATAIN, président de l'USC de l'époque.

Les champions cyclistes Sorguais *  par Charles Valenti

ROBERT SABATIER

Devenu Sorguais en 1960, né à Mondragon. Il débute sa carrière au Vélo Club Mondragonnais. Première victoire prémonitoire à Sorgues pour le Grand Prix de la Fête Votive. Il gravit les échelons du cyclisme Il participe au tour de suisse ou il côtoie Freddy Kubler Il prend part au CRITERIUM DU DAUPHINE où il court avec Jean Robic. Il participe à plusieurs critériums ou il rencontre Louison Bobet et Jacques Anquetil. Il a toujours été amateur.

FREDDY DUROU

Le pur Sorguais. Le sprinter de grande classe En 1957, 16ème au Grand Prix du journal l’Equipe, 1er au Grand Prix Corso de Cavaillon – 2ème G. Ruel 1er à Saint Auban (04) – 2ème Baldassaroni 1er à Bédarrides (84) – 2ème José Gil 1er à Entrechaux (84) – 2ème G. Bellone En 1958, il fait le tour de Corse. 1er à Sorgues – 2ème Abate En 1962, il participe au tour du Dauphiné Il gagne à Jonquière (84) – 2ème Delpiano A Marseillan (34) – 2ème Abate A Montignac (34) – vainqueur en solitaire Plusieurs places de second Champion du Vaucluse à Pernes Freddy DUROU, a vu sa carrière très pénalisée par son incorporation en Algérie.

Frédéric DUROU, Sorgues 1958 en compagnie de Louis DELEUZE Champion de Provence. On reconnait M Porte ( horloger) qui fut président de l'USC et Nicole COTTET, sa furure épouse.

Frédéric DUROU, Sorgues 1958 en compagnie de Louis DELEUZE Champion de Provence. On reconnait M Porte ( horloger) qui fut président de l'USC et Nicole COTTET, sa furure épouse.

* Article paru dans les Etudes Sorguaises " Vestiges et Curiosités des temps anciens "

Partager cette page

Repost 0
la classe46elargie

Présentation

  • : Le blog de la classe46elargie
  • : les photos de nos rencontres
  • Contact

Recherche

Pages

Liens