Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog
/ / /

 

claude Chauvet

                 De gauche à droite, Aimé et Claude Chauvet.

 


Drame de notre jeunesse

 

 

L’histoire se situe à Sorgues, juste à côté de l’Eglise, dans cette rue où trônait ce lavoir majestueux dans lequel les mamans allaient laver leurs linges.

A cette époque, les automobiles étaient rares, les rues des villages servaient d’aires de jeux pour les enfants, les filles y traçaient  à la craie leur marelle et les garçons jouaient au ballon, aux billes et autres jeux.

On était le 13 novembre 1958 et les derniers rayons de soleil réchauffaient les enfants en culottes courtes qui jouaient dans la rue, ignorant le drame qui allait se produire.

L’automne était entrain de faire sont œuvre et les feuilles des platanes rassemblées par les rafales de Mistral venaient s’amonceler en tas immenses dans la rue. Ils étaient trois à jouer proche de ce lavoir, Guy Reboul et les frères Chauvet, Aimé et Claude dont les parents tenaient une épicerie rue Ducrés.

Ils jouaient à cache-cache et c’était au tour de Claude d’aller se « planquer » pendant que les deux autres attendaient patiemment la tête appuyée contre un arbre ou contre le mur se cachant le visage avec le bras pour ne pas y voir pendant le délai imparti. Le tas de feuilles était alléchant comme cachette et Claude attiré par ce dernier, alla s’y réfugier pour passer inaperçu par ses deux compères. Il venait juste de s’y cacher quand un camion benne de la commune rentrait dans la rue par un angle tout proche, le chauffeur n’ayant rien vu, provoqua malgré lui le drame qu’on imagine et qui nous marque encore, plus de cinquante ans après.

Après cette tragédie, nos parents, de peur de la voir se reproduire, nous avaient interdit  de jouer avec  les tas de feuilles, de se cacher dans des cartons ou autres. Parfois, s’il nous arrive de voir un de ces grands cartons dans les rues, on ne peut s’empêcher d’imaginer un enfant caché à l’intérieur et d’avoir une pensée pour notre copain parti si jeune.

Claude, avait 13 ans lorsque ce triste automne de 1958 venait de l’ensevelir dans son linceul de feuilles mortes !

                                                                                                  F.Quino    

Partager cette page

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de la classe46elargie
  • : les photos de nos rencontres
  • Contact

Recherche

Pages

Liens