les photos de nos rencontres




Les tickets de cinémas conservés par Martine Gracia et J.P.Blandinières
Le Tivoli, photo prise aux alentours des années 1935 et 1940, avant sa rénovation.
Cinéma le Moderne dans les années 39-40 qui était déjà équipé d'un balcon de capacité réduite, photo de Paul Establet.


Les rideaux publicitaires de notre époque au cinéma Lux, on y retrouve ces magasins si familiers.
Les cinémas de Sorgues
Je vous propose de remonter le temps avec les cinémas de Sorgues qui ont marqué notre enfance, vous entraîner dans ce moment du passé, celui où le noir et blanc était roi. Chacun possède en soi les souvenirs de cette époque où la seule distraction de la semaine était une place au cinéma. Ces projections du dimanche avaient quelque chose de magique, instant empreint d’une intense émotion quand la lumière s’éteignait, que la pellicule se mettait en marche et que les images s’emparaient de l’écran.
Que de souvenirs nous ont laissé ces trois cinémas qu’étaient le Lux, le Tivoli et le Moderne devenu plus tard le Provence, le plus grand d’entre eux était le Lux, qui était aussi utilisé pour des pièces de théâtre, des concerts etc.…les deux autres avaient des balcons qui étaient très prisés par les jeunes.
Je me souviens encore de cette publicité Jean Mineur où le petit garçon arrivait avec sa lampe de mineur et sa pioche qu’il lançait sur la cible où le 1000 se transformait en 001 Balzac Champs Elysées, ainsi que la pub de Dubo…Dubon…Dubonnet qui vantait les mérites d’un apéritif au Quinquino … non ..Zut, au Quinquina !
On avait aussi droit aux actualités du moment, souvent des évènements récents, politiques ou autres et surtout aux courts métrages, qui dans le temps sont devenus des chefs-d’œuvre ; Charlie Chaplin, Laurel et Hardy en étaient les vedettes.
Ensuite venait l’entracte, avec la traditionnelle ouvreuse qui circulait avec la pub Miko sur le tablier, nous proposait des friandises et la lumière s’éteignait à nouveau pour laisser la place au film. L’obscurité était propice aux premiers flirts, aux premiers bisous échangés, nous n’en dirons pas plus sur ce sujet, bien qu’il y ait prescription après tant d’années !
Les « cinés » ont disparu, l‘emplacement du Lux a donné lieu à un parking…de Luxe, le Provence, après bien des changements s’est réincarné en « Théâtre L’Astrolabe » et le Tivoli a laissé sa place à un magasin avec des logements dessus.
L’apparition de la télévision a apporté sa part de responsabilité dans l’individualisation de la société, car le cinéma, hormis ce côté agréable, avait un côté social. C’était un lieu de rencontre, les gens se disaient bonjour et se parlaient de ce qui s’était passé dans la semaine.
La venue des multimédias, après avoir divisé la société, va-t-elle maintenant aller jusqu’à diviser la cellule familiale ?
Nota : Grâce à Martine Garcia et à Jean-Paul Blandinières alias Schmid, on a des tickets des cinémas de cette époque bénie, merci à eux d’avoir conservé ces vestiges du passé.
F.Quino
Les cinés d’antan
Je garde en moi les noms de ces trois cinémas
Souvenirs lointains que le temps n’efface pas
Magie que le noir et blanc nous ont apportée
Chantant à nos oreilles ces films du passé
Au Lux, au Tivoli, ainsi qu’au Provence
Ces films d’antan ont bercé notre enfance
Ils ont marqué ces moments au fond de nos cœurs
Qui tant d'années après en gardent ce bonheur
Il y avait ces courts-métrage en tout début
Chefs-d’œuvre si amusants et tant attendus
Dans lesquels Laurel et Hardy se taquinaient
Et Charlie Chaplin sur sa canne se dandinait
C’était une époque sans médias ni télés
Le bon temps de la cheminée et des soirées
Celui de ce passé ancien qui nous revient
Et qui pour notre âme reste toujours divin
Hélas le désert est venu sur nos cinés
Petit à petit, il les a tous submergés
Et ces souvenirs que le temps jadis retient
Nous en sommes devenus les derniers gardiens.
F.Quino